L'enjeu est double!
Tout d'abord, à court terme, cette mobilisation nationale fera, malgré le discours d'impassibilité, reculer, même sensiblement, le gouvernement. Déjà, des sécurités ont été obtenues sur la réforme du bac professionnelles et 300 assistants vont être employés dans les lycées les plus difficiles : mais cela reste bien trop faible, presque ridicule, comparé aux 11200 suppressions de postes! Nous devons obtenir des garanties et des avancées et cela est possible! Car l'assurance apparente du gouvernement cache une fragilité! Sans cela, comment expliquer, si l'inquiétude était absente, que M. Darcos se rabaisse à qualifier l'action lycéenne de "bouffonnerie"? Le but est de décrédibiliser, puisque le discours des lycéens est construit, de donner l'impression qu'aucun geste ne sera fait, alors que nous ne cessons de gagner du terrain, même si celui à parcourir reste immense.
A moyen terme, il s'agit d'établir un rapport de force favorable aux lycéens afin qu'ils soient davantage pris en compte dans les prochaines décisions, d'être un véritable groupe de pression, nous, lycéens, constructifs, dynamiques, mobilisés afin de défendre les prochaines années notre école, nos options, notre accès à la cultre, nos conditions de travail, notre avenir! Il s'agit d'être entendu, d'inquiéter en devenant partenaires, d'être vigilants en proposant... Mais sans laisser faire!