"Le lycée français est sans aucun doute trop dispersé, avec un nombre d'options considérables, dont certaines coûtent extrêmement cher avec une utilité sociale limitée."
Interrogeons-nous donc sur les options proposées en France. On peut distinguer quatre grandes "familles" d'options : les langues vivantes, les arts, les langues anciennes, les options sportives.
-A l'heure où les Français accusent le coup/ le coût (économique) d'un retard alarmant dans l'apprentissage des langues étrangères, sacrifier la possibilité d'un apprentissage de davantage de langues, c'est sacrifier un plus incontestable pour l'économie future.
-La culture se meurt. Comment supporter la mise en cause de son "utilité sociale" qualifiée de "limitée"? La culture est ce qui nous fait être plus que des animaux sociétaux, devenant des êtres sociaux, humains, dépassant notre condition. L'action du ministère de la Culture se révèle absente au moment où l'école se dénude du peu d'art qu'elle a encore à proposer. La démocratisation culturelle est encore plus qu'insuffisante et l'école doit être le premier des lieux où elle doit se produire.
-N'achevons pas non plus les sciences humaines, lynchage littéraire qui va de pair avec une politique universitaire où le non-rentable, le "sur-norme" (ou sous-norme diront d'autres) est entravé, exclu.
-Quant à l'éducation sportive, à l'heure où le manque de repères sévit, nottamment dans nos banlieues, elle doit être un élément fondateur de cohésion sociale, en plus de son évident rôle pour la santé publique.
L'avenir n'est que dans une école, dans une société, sans ambition ni pour nous ni pour elle.
Il est temps de dire notre envie d'avenir, de culture, de sens.